Jacky Viallon

Presse

mercredi 21 juillet 2010, par Gilles

« Jacky Viallon avec son allure de clown rêveur est un observateur narquois et attendri du monde des arts, il nous convie à une ballade pleine d’humour. Il est un diseur qui vient en confidence nous offrir un univers drôle et tendre… »

Marie-Laure Atinault, Journal des Spectacles

Au Bec Fin est un restaurant-théâtre, où les deux activités, manger et regarder, ne sont pas concomitantes. Le spectacle est à l’étage et l’on y voit certains soins un drôle de personnage, Jacky Viallon, qui joue un monologue très écrit en y ajoutant des facéties improvisées. Il ne parle que de la vie d’acteur : le métier, les rôles, la politique culturelle… Mais c’est un absurde, un descendant des Louki et Dubillard. On aime ses petites annonces («  échangerait répliques de répertoire classique contre grand temps de silence dans théâtre contemporain  ») et sa présence de saltimbanque farouchement bohème.

Gille Costaz, Les Echos

Notre collaborateur Jacky Viallon est un poète de la terre venu au théâtre par l’écriture. Ses pieds sont sur les planches et sa tête dans les branches des arbres en compagnie des oiseaux, ses amis. Sur la petite scène du Bec Fin, il a choisi de nous parler du jardin qu’il entretient avec passion, le théâtre. Il nous invite à le suivre et s’amuse à nous charmer et à nous surprendre. Mais, au cours de cette balade, Jacky Viallon nous fait aussi partager ses doutes et ses inquiétudes. Quel est le rôle, l’utilité du comédien ? Quelle est la place de l’art dans notre société ? Quel est l’avenir de ce théâtre qui lui est si cher ? Face à ces questions, pas de réponses toutes faites. L’auteur préfère nous présenter des hommes et des femmes qu’il interpréte avec retenue et empathie. Des personnages que les rôles grandissent ou dont la condition humaine rendent fragiles ou dérisoires : « il est bien triste d’être obligé d’entrer en scène avec son corps, ce grand corps tout long, parfois rond ou liquide. Ce corps qui tremble et qui a peur ».

Effraction scénique est le fruit d’une première recherche incitée par la manifestation « Rencontres à la Cartoucherie » au Théâtre de la Tempête. Il a été créé cet été au Théâtre des Halles en Avignon. Le thème abordé et le combat de l’auteur auraient pu réduire le spectacle à une charge militante. Ce n’en est en rien le cas. Jacky Viallon a trop d’humour, de fantaisie et d’humanité. Il nous livre avec espièglerie une fable moderne où chacun peut se reconnaître. Le texte est riche, vif et léger. En matière d’effraction, Jacky Viallon aime avant toute chose ouvrir la porte de notre plaisir. Sans, comme il se doit, nous demander notre avis, mais toujours avec délicatesse. Dans un monde complexe aux réponses souvent trop simples, Jacky Viallon nous est précieux.

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